| 24-25 mars |
Fondation de la Congrégation de Jésus et Marie
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Saint Jean Eudes regardait le 25 mars
comme la fête de l'Incarnation et du Sacerdoce tout ensemble.
Et c'est ce jour, l'an 1643, que la Congrégation de Jésus et Marie
a été fondée à Douvre-la-Délivrande.
A cette occasion, les eudistes sot invités à renouveler,
dès le 24 mars, leur promesse d'incorporation. |
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Renouvellement de la promesse d'incorporation
Au nom du Père et du Fils et du saint-Esprit,
je renouvelle devant toi, ô mon Seigneur Jésus,
en présence de Marie ta Mère et de tous les saints,
l'engagement que j'ai pris lorsque, par ta miséricorde,
j'ai été incorporé dans cette Congrégation,
d'y vivre et d'y mourir,
pour te servir et te glorifier aussi parfaitement que possible,
moyennant ta grâce,
en renonçant à ma propre volonté pour suivre la tienne,
dont le vouloir des supérieurs et les constitutions de cette Congrégation
me seront signe.
Je te supplie, ô Jésus, de m'en faire la grâce,
et je me confie à la prière de la Vierge Marie,
de saint Joseph, de saint Gabriel, de saint Jean l'Evangéliste
de saint Jean Eudes et de tous les saints.
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Une méditation du Cardinal de Bérulle
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L'incarnation est indissociable de la Résurrection
Nous voilà arrivés au jour heureux de l'Annonciation
auquel Dieu veut s'unir à notre humanité.
Moment auquel ce grand Dieu,
comme s'oubliant soi-même pour se souvenir de nous,
veut se revêtir de notre mortalité.
Et nous voilà au point de l'état admirable auquel Dieu entre dans nos misères,
et l'homme entre dans les grandeurs de Dieu.
Car le Verbe se fait chair,
Dieu se fait homme,
l'homme devient Dieu,
et Deu se fait homme pour faire les hommes dieux.
Car au point de la résurrection,
le Fils unique de Dieu donne à cette humanité
une vie nouvelle,
une vie céleste,
une vie immortelle.
Et Dieu habitera dans cette humanité éternellement,
en telle sorte que l'homme sera Dieu,
autant de temps que Dieu sera Dieu,
et le Fils de l'homme sera Fils de Dieu pour toute l'éternité.
Cardinal Pierre de Bérulle,
Grandeurs de Jésus, 5-XII, Ed. du Cerf, p. 222-223
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