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| Un clin d'oeil humoristique pour préparer la liturgie de dimanche prochain ... |
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Décès du P. Michel GERARD
Supérieur Général
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Le Conseil Général de la Congrégation et les Eudistes vous font part du décès du
Père Michel GÉRARD, leur Supérieur Général
le vendredi 11 mars 2011
Que le Père l’accueille dans Sa maison !
Ses obsèques seront célébrées le mardi 15 mars à 10 h 30 en l’église du Saint-Esprit,
186 avenue Daumesnil 75012 PARIS (métro Daumesnil).
Le mercredi 16 mars, une eucharistie sera célébrée à 11 h 30
à l'Abbatiale St Sauveur de REDON (35600), suivie de l'inhumation à LA ROCHE DU THEIL.
Né le 14 août 1943 à LANGRES (Haute-Marne), Michel Gérard fait ses études secondaires à VERSAILLES au collège Saint-Exupéry, puis à Saint-Jean (1960-1961) et à Saint-Sauveur de REDON (1962-1963). Il entre en probation à RIS-ORANGIS le 28 septembre 1963. Incorporé le 9 avril 1969, il est ordonné prêtre le 4 avril 1970. Après le baccalauréat en philosophie, il obtient une licence en théologie (1970) et une maîtrise en philosophie (1973), tout en étant animateur spirituel au collège Saint-Martin de RENNES jusqu’en 1978.
Nommé ensuite à la paroisse du Sacré-Coeur à RIS-ORANGIS, il devient responsable des vocations pour le diocèse d’ÉVRY – il en deviendra l’un des vicaires épiscopaux – jusqu’en 1984, date à laquelle il est envoyé en Côte-d’Ivoire, à la paroisse Saint-André de YOPOUGON comme vicaire et responsable des jeunes pendant un an.
Revenu en France, il est professeur de philosophie au Séminaire d’ORLÉANS (1985-1987), puis directeur de l’Année spéciale à CHEVILLY-LARUE (1987-1988) et à MAROLLES (1988-1989). La même année – 1989 – il est nommé Assistant provincial et devient aumônier d’étudiants à LISSES (en 1991) et à ÉVRY (1992). Nommé en 1992 aumônier national du Centre de Préparation au Mariage, il le reste jusqu’en 1994.
Après une année sabbatique à PARIS, avenue Daumesnil, il est désigné comme Supérieur Provincial des Eudistes pour la France, en 1996. Au mois d’août 2001, l’Assemblée générale l’élit Supérieur Général ; il sera réélu au mois d’août 2007. Résidant à ROME, il n’a eu de cesse de visiter les différentes implantations de la Congrégation dans le monde.
Revenu très fatigué de la visite canonique en Afrique de l’Ouest, il est décédé subitement à PARIS, rue Jean Dolent, le 11 mars 2011. Il laisse le souvenir d’un confrère joyeux et affable, d’un supérieur attentif et bienveillant, apprécié de tous. Nous rendons grâce au Seigneur pour les services que le P. Michel Gérard a rendu à l’Église et à la congrégation.
Comme le prescrivent nos Constitutions, les Eudistes célébreront deux fois la messe à son intention et continueront à prier pour lui. Nous vous invitons à vous joindre à nous.
Jean Camus, eudiste
Vicaire Général
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"Je ne meurs pas, j'entre dans la vie " Thérèse de Lisieux
Que Jésus et Marie vous portent, vous et vos frères dans cette lourde épreuve. Qu'Ils fortifient votre espérance et votre courage. Fraternellement ! (Sr M-J) |
Chers pères Eudistes
C'est avec consternation que nous venons d'apprendre le décès de votre supérieur Michel Gérard.
Nous associant à votre stupéfaction et peine, nous voulons aussi croire qu'il continuera de manière efficace, à inspirer ceux qui animent et servent la congrégation !
De tout cœur avec vous, les jours qui viennent. (M-J et N) |
Chers Pères
nous apprenons, ce midi le décès de votre Père Général, et nous voulons vous exprimer notre compassion ; oui, c'est triste, humainement, et c'est une grande perte pour votre communauté. Mais, l'Espérance nous aide à surmonter ces " départs" et à vivre dans la Certitude que ce Père Gérard vit maintenant, dans la Splendeur et la Paix ! Courage à vous tous ! Que le Seigneur vous bénisse et vous aide dans tout ce qui reste " sur terre" à accomplir. Affectueusement. (H et M-J) |
Chers amis eudistes,
Venant d’apprendre le décès subit de votre supérieur général, je viens juste vous témoigner de ma prière fraternelle pour votre congrégation. Que le Seigneur continue à la guider sur ses chemins ! Bien fraternellement. (O R) |
Obsèques à Paris (Mardi 15 mars)
(paroisse du St Esprit)
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Présentation du Père Michel GÉRARD
(Eglise du St Esprit - Paris - 15 mars 2011)
par le P. Jean Camus, Vicaire général de la CJM
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Évoquer la vie de Michel pour lequel nous sommes venus a un double but : d’abord, faire découvrir à ceux qui le connaissent peu des richesses de sa vie ; mais ensuite et surtout rendre grâce au Seigneur pour ce qu’il est capable de faire avec nous et par nous, malgré nos misères et nos faiblesses : les richesses de la vie de Michel sont source de joie parce qu’elles viennent de Dieu.
Faire découvrir les richesses de la vie de Michel. Il faudrait pouvoir écouter le témoignage de chacun et chacune d’entre vous : nous aurions ainsi tout une mosaïque aux couleurs variées, telle qu’elle se dessine dans les messages qui ne cessent de parvenir à la congrégation depuis son décès.
Son esprit missionnaire : Michel est bien successeur de Jean Eudes. En particulier, en osant inventer. Dès le début de son ministère, en « sortant » des murs du collège Saint-Martin avec quelques confrères, pour vivre avec eux dans un immeuble de Rennes ; durant certaines vacances, se transformant en marchand de glaces sur les plages bretonnes ; plus tard, dans le diocèse d’Évry en plein essor, aussi bien au service des vocations que de celui des étudiants. Pendant son généralat encore, encourageant ce qui pouvait faire œuvre de création : il a ouvert la congrégation des eudistes à l’Asie en répondant à l’appel des Philippines ; il a accompagné la création de la Vice-Province d’Afrique, suivie quelques années après de la nouvelle province du Minuto de Dios. On avait même parfois l’impression qu’il devait se retenir, ne voulant pas avoir l’air de remettre en cause le « religieusement correct » ; il était d’ailleurs aidé en cela par son profond respect des personnes et par sa prudence.
Son respect des personnes. Michel a été longtemps en responsabilité : responsabilité de jeunes, vicaire épiscopal, supérieur provincial, supérieur général… Ces ministères lui faisaient rencontrer beaucoup de personnes : dans la congrégation, bien sûr, mais aussi chez les sœurs de NDC et du Bon Pasteur, comme aussi dans les autres congrégations. Il est frappant de constater la profondeur de ces rencontres : il avait le souci de connaître, c’est-à-dire d’abord de comprendre chacun et chacune dans sa situation. Et chacun et chacune le prenaient volontiers comme confident sachant qu’ils trouveraient en lui un homme d’une parfaite discrétion et d’une ouverture sans faille. Il cherchait toujours à mettre l’autre en premier.
Mettre l’autre devant… Beaucoup d’entre nous ont probablement essayé de fixer Michel sur une photo : combien de clichés avons-nous perdu ? Non pas parce que sa tête sortait du cadre en raison de sa taille, mais parce qu’il n’aimait pas ce qui aurait pu le mettre en valeur… Les seules fois où il acceptait de figurer (généralement derrière tout le monde, et si possible sur le côté), c’est lorsqu’il savait que cela ferait plaisir au groupe dans lequel il se trouvait ou à la personne qu’il rencontrait en raison de sa fonction ou de son ministère. C’était paradoxalement le côté le plus visible de sa discrétion…
Cela ne l’empêchait pas d’apprécier les bonnes choses de la vie, comme les vacances et les repas avec les amis ; et si ses confrères aimaient lui ouvrir leurs meilleures bouteilles, lui aussi aimait leur en apporter quand il leur rendait visite… Il appréciait aussi la musique : dès son séminaire, il faisait le mur pour aller à l’opéra… une habitude qu’il n’a jamais perdue, puisqu’il savait conjuguer ses visites de travail en France avec les programmes de l’opéra Bastille ; jeudi dernier encore, il se désolait de ne pouvoir profiter de l’invitation d’un ami pour y aller… Cette passion pour l’opéra n’était qu’une expression de sa profonde sensibilité, qui ne se manifestait qu’avec discrétion, mais que pouvaient deviner ceux qui le connaissaient.
On ne pouvait aussi que deviner les contours de son expérience spirituelle ; elle n’avait pas pour habitude de se manifester ostensiblement. Ses interventions étaient brèves, ce qui permettait de constater qu’elles allaient directement à l’essentiel. Homme de prière, les cérémonies fastueuses ne l’inspiraient guère : c’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles la vie à Rome lui pesait.
Cependant les responsabilités de sa charge lui faisaient dépasser ces réticences. Au-delà, elles étaient le moteur de son action. Ses derniers jours ont été consacrés à des rencontres qu’il estimait nécessaires pour le bien des confrères et de la congrégation, alors qu’il était fiévreux. Je voudrais témoigner, en terminant cette présentation, combien le souci des provinces et des communautés eudistes marquait son action… Penché sur le petit ordinateur qu’il haïssait et qu’il se promettait de jeter à la mer du haut de son phare dès la fin de son mandat, il recevait chaque jour les nouvelles des provinces et des confrères, encourageait l’un, conseillait l’autre, épaulait le troisième par ses message pleins de foi et d’humanité, marqués par l’amour de la congrégation et de l’Église. Je ne peux m’empêcher de penser à Paul lorsqu’il nous parle de son souci de toutes les Églises.
Pour tout cela, et beaucoup d’autres choses encore que vous ajouterez par la pensée, unissons nos cœurs dans l’action de grâce et la prière.
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Homélie pour le Père Michel GÉRARD
(Eglise du St Esprit - Paris - 15 mars 2011)
par Mgr Michel DUBOST, eudiste, évêque d'Evry
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Michel,
Tu nous réunis ce matin, nous tes amis, et je t’entends me dire dans un large sourire, avec un grand geste de la main : n’en fais pas trop.
Et pourtant !
Pourtant, je n’avais pas envisagé ta mort.
Pour nous, tu étais là. Une présence.
Et ta mort nous place devant des questions essentielles.
Quel est le sens de la vie ? Quel est le sens de ma vie ?
Quel est notre avenir ?
Quelle est la valeur de ce que nous faisons ?
Clairement, dans le passage de l’épître aux Romains que nous venons de lire, saint Paul affirme que nous serons tous jugés. Il évoque le tribunal de la fin de nos vies terrestres avec la présence de l’Accusateur, de Satan, du diable comme nous n’aimons plus le nommer.
Mais, dans ce texte, Paul appelle Dieu : le justifiant, celui qui nous rend justes. Celui qui fait que nous n’avons rien à craindre si nous sommes liés à l’amour du Christ.
Si Dieu s’est attaché à nous, s’il a fait alliance avec nous, rien, pas même la mort, ne peut nous séparer de lui : le Christ, par son amour, nous entraîne dans se vie éternelle.
Tu as été ministre de ce Dieu d’amour.
Tu as été appelé à l’être et tu as voulu l’être.
Tu avais beaucoup de dons, d’animation, de musicien, de réflexion.
Mais je crois que le cœur de ton charisme a été l’amitié.
Tu étais un ami.
Tu es un ami.
L’amitié, chacun sait ce que c’est, mais elle est comme le temps, quand il s’agit d’en parler, cela est difficile.
L’amitié suppose de s’accepter soi-même et d’accepter de ressembler, malgré nos faiblesses, à Dieu le Père en étant responsable, créateur. En étant.
L’amitié suppose une grande capacité d’écoute, une capacité de rencontre, une capacité d’acceptation des manques de l’autre… à la manière de Jésus.
L’amitié est communion. Elle est ce lien dans l’Esprit-Saint… cette vibration qui permet d’être à l’unisson de l’autre.
Elle est dans notre faiblesse humaine la trace, l’expression de l’amour absolu de Dieu.
Elle est au cœur de l’Eglise… A la question de Jésus : « Pierre, m’aime-tu ? », Pierre ne peut répondre que : « Tu sais que j’ai de l’amitié pour toi. »
L’amitié n’est pas possessive.
Elle sait prendre des distances pour respecter l’autre.
C’est ce que tu fais en ce moment.
Mais tu nous indiques un chemin.
Nos constitutions affirment : « Contemplant la communion du Père, du Fils et de l’Esprit, à laquelle toute l’humanité est appelée à participer dans le Christ, les Eudistes s’engagent à la suite de Jésus à rassembler dans l’unité tous les enfants de Dieu dispersés. »
Ta mort nous invite à contempler cette communion divine pour, à ta suite, la rayonner dans le monde. Nous venons de lire le texte des Béatitudes… j’aimerais mieux employer bienheureux plutôt qu’heureux dans la traduction : il y a dans « bienheureux », l’idée d’un don, d’une bénédiction dont nous devons être les ministres, un sorte de superlatif et un appel à la mission, même des plus faibles. Dieu aime et a besoin de tous.
L’avenir de notre Congrégation et de l’Eglise est dans un véritable humanisme, dans cette tendresse, dans cette amitié nourris en Dieu. Tu en as été le témoin, comme on dit dans la Congrégation : « Corde magno et animo volenti… ». Avec un grand cœur.
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Inhumation à La Roche du Theil (Mercredi 16 mars)
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Obsèques du Père Michel GÉRARD, Supérieur Général des Eudistes
(Abbatiale St Sauveur - Redon - 16 mars 2011)
Homélie de Mgr Nicolas Souchu,
évêque auxiliaire de Rennes
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(Ez 34, 11-16 ; Ps 22 ; Lc 12, 35-40)
Chers Pères Eudistes,
Chères Sœurs et laïcs vivant de la spiritualité de Saint Jean Eudes,
Chers Frères et Sœurs
Les textes de l'Ecriture qui ont été choisis et qui viennent d'être proclamés à l'occasion de cette célébration d'action de grâce avant l'inhumation du Père Michel Gérard me paraissent tout à fait significatifs des circonstances dans lesquelles nous nous trouvons.
En effet, d'une part, en raison du décès subi du Père Michel Gérard, Supérieur général des Eudistes, nous avons besoin de réentendre ces paroles du prophète Ezéchiel qui nous redisent que c'est le Seigneur qui a soin de son troupeau ; c'est lui qui le fait paître dans un bon pâturage, avec justice. Je pense ici aux interrogations légitimes de votre Congrégation de Jésus et Marie, fondée par Saint Jean Eudes, que suscite le départ brutal de son supérieur général.
D'autre part, l'Evangile nous recommande d'être prêts et nous indique le bonheur du serviteur qui se trouve en train de veiller lors du retour du maître. Le Père Michel Gérard a veillé jusqu'au bout de ses forces sur sa Congrégation, revenant fatigué d'un voyage en Afrique pour visiter ses frères et passant par Orléans la veille de sa mort, comme si Orléans était l'antichambre du Paradis pour ceux qui l'ignoraient encore ! (Mgr Souchu était Vicaire Général du diocèse d’Orléans avant d’être appelé à l’épiscopat, ndlr)
Ce qui me frappe le plus dans la personnalité du Père Michel Gérard, c'est que c'était un homme libre. Cette liberté, il me semble qu'il l'a toujours gardée, y compris en assumant les charges les plus hautes et sans doute les plus lourdes de sa Congrégation. Cette liberté, il l'a puisée dans sa foi, dans son éducation, y compris ici même à Saint Sauveur de Redon. Ses études de philosophie lui ont certainement permis de développer en lui ce sens de la liberté. Cette liberté, il savait la mettre au service de ses confrères et jamais je ne l'ai entendu dire du mal de l'un des siens.
J’ai pu connaitre et apprécier le Père Michel Gérard lorsqu'il a été professeur au séminaire d'Orléans entre 1985 et 1987, mais, étant moi-même ordonné prêtre en 1986, ce n'est pas comme professeur que je l'ai rencontré. Je me souviens surtout de ses chroniques régulières sur RCF Saint Aignan, la radio chrétienne locale qui venait de naître, où il savait manier la Justesse des mots et des idées pour nous faire comprendre ce monde à la lumière de l'Evangile. Ensuite, comme provincial et supérieur général, je l'ai revu à Orléans, à Rome ou à Rennes et à chaque fois, j’étais sensible à sa liberté de ton et d'action pour le bien, non seulement de sa Congrégation, mais aussi de l'Eglise tout entière.
Mercredi dernier, mercredi des Cendres, au moment de l’imposition des cendres, nous avons pu nous entendre dire : «Convertissez-vous et croyez à l'Evangile» ou bien, « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière». Le moment sera venu, après cette célébration, de déposer en terre, à la Roche-du-Theil, le corps de notre frère Michel, afin que, comme le grain de blé tombé en terre et qui meurt porte du fruit, Michel, dans l’attente de la résurrection au dernier jour, et dans la communion des Saints, puisse entendre du Christ qu'il a servi, à l'exemple de Saint Jean Eudes, «Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître! ».
+ Nicolas Souchu
Evêque auxiliaire de Rennes
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